Margaret Little, dessus et basse de viole
Sylvain Bergeron, archiluth

À propos de ce concert

C’est une palpitante aventure dans le temps que vous offrent Margaret et Sylvain sur leurs instruments exotiques, la viole de gambe et le luth. Vous découvrirez en chemin les grands « hits » des XVIe et XVIIe siècles : danses enjouées et virtuoses et chansons évoquant tour à tour joie et nostalgie. Émotions fortes garanties!

Photos: Guillaume D. Cyr et Pierre-Étienne Bergeron

L’art d’improviser des variations aux XVIe et XVIIe siècles

Qui d’entre nous n’a été épaté par les improvisations virtuoses des Jazzmen ou surpris et charmé d’entendre sa chanson préférée reprise dans un nouvel arrangement? Nos ancêtres étaient comme nous! L’art de l’improvisation et des variations faisait partie intégrante du bagage musical de tout musicien des XVIe et XVIIe siècles, donnant même lieu à des concours, un peu comme notre ligue d’improvisation théâtrale.

Notre programme tire son nom d’un des plus célèbres madrigaux du XVIe siècle, Doulce Mémoire de Pierre Sandrin. La beauté et la simplicité de ses lignes mélodiques, l’élégance de sa poésie explique sans doute l’immense popularité qu’a connue cette chanson à travers tout le siècle. On dénombre en effet plus d’une trentaine de versions, pour toute sorte d’instruments et de combinaisons, allant du plus simple au plus complexe. Nous vous en avons choisi trois versions.

Le madrigal Ancor che col partire inspira lui aussi de multiples versions ornées. Les ornementations de Ricardo Rogniono sont parmi les plus inspirées. Le type d’ornementation dont il s’agit est celui des «diminutions», un type de procédé qui consiste à ajouter plein de petites notes entre celles de la chanson d’origine. Une mélodie toute simple devient alors méconnaissable et se transforme en une pièce virtuose!

Les pièces de Diego Ortiz qui ouvrent notre programme sont composées sur la basse du «Passamezo Antico», une série de quatre accords qui a servi de patron harmonique à nombre de danses populaires de l’époque en Italie.

John Playford publia The Division Violin en 1684. Nous vous avons choisi quelques-unes de ces « divisions » parmi celles qui se jouent très bien au dessus ou à la basse de viole. Ces variations sont écrites soit sur des ground  (ligne de basse répétée, comme dans le célèbre Canon de Pachelbel) ou sur des chansons populaires comme John come kiss me now, et le style nous rappelle l’art des violoneux de chez nous!

Recercada primera, quarta, ottavaDiego Ortiz
(1510-1570)
Divisions on a ground 
The Duke of Norfolk (Pauls Steeple)
   The Division Violin (John Playford – 1684)
Mr John Banister
(c. 1624–1679)
Gagliarda – Chiacona - Gagliarda -
   Corrente a la Francese (solo luth)
Andrea Falconieri
(c. 1585-1656) 
Ricercata OttavaGiovanni Bassano
(1560? – 1617)
Diminutions sur « Ancor che col partire »Ricardo Rogniono
(c.1555 – c.1620)
Roger of Coverly
Divisions upon “John come kiss me now”
The Division Violin

* * *

Duo « Doulce Mémoire » (1539)François de Layolle
(1492-1540)
Recercada seconda sobre « Doulce Mémoire » Diego Ortiz
Another GroundMr John Banister 
Tollets Ground(The Division Violin)
Toccatta, Corrente I – II (solo luth)Andrea Falconieri
Ricercata per viola bastardaAurelio Virgiliano
(c. 1540-c. 1600)
Dolce MemoyVincenzo Bonizzi
(début XVIIe siècle)
Faronells Division on a Ground (Folia)The Division Violin
  • Accès à la salle pour l'accordage : trois heures avant le concert.
  • Une chaise à dossier droit avec une assise plate et un banc de piano réglable, ou deux bancs de piano
  • Nous apportons nos propres pupitres
  • Éclairage de scène suffisant pour voir nos partitions, mais nous pouvons également apporter des lampes pour pupitres.
  • Éclairage tamisé dans la salle afin que nous puissions voir le public.